El Pantanal - Les Chamacoco

Dès le matin, l'ascension du soleil est menaçante. Nous parcourons le fleuve en barque par les alentours en évitant les heures où le soleil est le plus chaud parce que la meilleure chose à faire à ce moment-là est une sieste paraguayienne. Sur le chemin vers le Rio Negro, nous visitons le village de Chamacoco.

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Dans le village, nous ne nous sommes pas sentis à notre place. La maison de l'ONG "l"Homme et la Nature" est à la disposition de ceux qui viennent ici. Et ils ne sont pas nombreux.

Le chaman de Chamacoco du paraguay chante aux étoiles, aux araignées et à la folle Titila, qui erre dans la fôret et qui pleure. Et chante ce que lui raconte le martin-pêcheur:

N"aie pas faim, n"aie pas soif.
Monte sur mes ailes et nous mangerons les poissons du fleuve et nous boirons le vent.

Et chante ce que lui raconte la brume:

Je viens arrêter le gel pour que ton peuple n"ait pas froid.

Et chante ce que lui raconte les chevaux du ciel:

Mettons-nous en selle à la recherche de la pluie.

Le chaman ne peut plus soigner les morsures de vipères, ni faire venir la pluie dans les périodes de sécheresse, ni voler au-dessus de la terre pour chanter ce qu"il voit.

Dépossedé de sa liberté et de ses biens, de ses symboles d'identité. On lui interdit de chanter et de danser et de rêver à ses dieux. Aujourd"hui, la seule illusion qui lui reste est de voir arriver des voyageurs peu nombreux qui lui achètent ses colliers et ses statues de bois.

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Devinez ce que veut cette femme avec cette petite fille? Elle tient une corbeille à pain dans la main et nous suit sans dire un mot. J"ose à peine regarder son visage…